La filière de la sécurité privée en France est entrée dans une autre dimension avec le succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Le secteur a su répondre à cet immense défi sécuritaire, logistique et humain sans précédent. Saluée par les autorités, cette réussite devrait redéfinir le rôle à venir de la sécurité privée.
Dans leur rapport d’information n°374, publié le 25 février 2025, les sénatrices Françoise Dumont et Marie-Pierre de la Gontrie félicitent « une filière de la sécurité privée qui a parfaitement tenu son rôle et qui s’est renforcée » durant les jeux Olympiques et Paralympiques ». Elles relèvent que « les efforts conjugués des organisateurs, des services de l’État, des collectivités territoriales ainsi que de la filière de la sécurité privée ont permis à celle-ci de se hisser à la hauteur de l’évènement ».
Dans le détail, les sénatrices expliquent que « la mobilisation conjointe de l’ensemble des acteurs compétents ayant permis de tenir l’objectif ambitieux d’un recrutement massif de nouveaux agents de sécurité privée pour les besoins des JOP […] 295 000 personnes sont désormais titulaires d’une carte professionnelle contre 280 000 avant les JOP ». Ce rapport revient sur « les efforts entrepris par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) pour accélérer l’instruction des demandes d’entrée en formation et de délivrance de cartes professionnelles ». « 7 234 cartes professionnelles « SGE » ont été délivrées – dont 3 000 entre juin et juillet 2024 –, avec un délai de traitement s’étalant de trois à cinq jours, voire quarante-huit heures dans les six semaines précédant la cérémonie d’ouverture des JO ».
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INTER : Conforter l’avenir de la filière
À l’occasion de son audition, le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a également reconnu la montée en crédibilité de la sécurité. « Dans l’immédiat, la filière de sécurité privée a gagné en crédibilité grâce à la qualité de ses prestations pendant les Jeux, et à la bonne maîtrise par la grande majorité des entreprises de leurs sous-traitants. Le maintien dans l’avenir d’une proximité entre les entreprises de ce secteur et le service public de l’emploi serait un héritage important, concourant à la qualité des recrutements ultérieurs, et à la moralisation du secteur », a-t-il déclaré.
Cette analyse du Sénat ou du préfet démontre à quel point de nombreuses perspectives d’avenir s’ouvrent pour la sécurité privée. Son futur se situe sans doute aussi dans l’écosystème sécuritaire français, notamment grâce à une coopération accrue avec le service public de l’emploi, ce qui devrait conforter durablement l’avenir de la filière