Des défaillances en hausse pour les entreprises de sécurité en 2024

24 mars 2025 | Sécurité Privée

Temps de lecture : 2 minutes

Photo : markus-spiske-unsplash

Des défaillances en hausse pour les entreprises de sécurité en 2024

par | Sécurité Privée

L’année 2024 a été compliquée sur le plan financier pour les entreprises de sécurité. Les défaillances atteignent une hausse record de 19%. Un chiffre qui contraste avec la reconnaissance de la profession suite à son rôle tenu lors des Jeux olympiques de Paris 2024.

L’année 2024 a été économiquement compliquée pour le secteur de la sécurité privée, pourtant essentiel pour la bonne tenue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Par rapport à 2023, les défaillances d’entreprise de sécurité privée sont en hausse de 19%. Le secteur est particulièrement touché par des pressions économiques. Cette tendance s’observe encore plus dans le cadre des prestations aux entreprises (B2B), où les défaillances ont flambé, jusqu’à 56% pour les entreprises de sécurité.

Dans le détail, les procédures de sauvegarde des entreprises sont en hausse de 43,4%, les redressements judiciaires sont en augmentation de 10,4%, et les liquidations judiciaires ont bondi de 18,9%.

Les raisons de ces difficultés s’expliquent par les remboursements des Prêts garantis par l’Etat (PGE) dont plusieurs entreprises ont dû avoir recours durant la période du COVID, à aux nouvelles obligations liées aux tenues des agents, ainsi qu’aux hausses des coûts salariaux.

Lire aussi A quoi sert l’indice des coûts de revient de la sécurité privée ?

Des PGE difficiles à rembourser

En effet, en 2024, beaucoup d’entreprises ont commencé le remboursement de leur PGE contracté durant la crise sanitaire. Le rapport Altares explique que ces remboursements ont fragilisé les TPE et PME dans plusieurs secteurs, comme celui de la sécurité privée. Déjà en difficulté financière, les entreprises de sécurité ont des difficultés à faire face à cette charge supplémentaire, ce qui accélère les redressements et liquidations judiciaires.

Aussi, depuis le 1er octobre 2024, les entreprises de sécurité privée doivent faire face à une dépense imprévue liée aux nouvelles tenues qui doivent être conformes à la réglementation. Même si elles sont destinées à renforcer l’identification des agents, ces tenues ont un coût qui peut mettre en difficulté les petites structures.

Enfin, le secteur de la sécurité privée n’a pas échappé aux hausses salariales, en ligne avec l’évolution du SMIC et des conventions collectives du secteur.

Pour 2025, l’objectif est de stabiliser les activités stratégiques et de retrouver une meilleure compétitivité pour freiner ces défaillances qui, à court terme, pourraient mettre en péril la profession.

Auteur / autrice

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Sécurité

Voir aussi