Désireux de faire pencher la balance en 2026, les policiers municipaux ont adressé, début janvier, une lettre ouverte aux députés. L’objectif : déposer leur cahier de doléances pour souligner l’urgence de tenir compte du volet social lors du projet de loi sur l’évolution des prérogatives des policiers municipaux.
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Les attentes des policiers municipaux
Fait rare, cette lettre ouverte est cosignée par la Fédération nationale des policiers municipaux de France (FNPMF), la Fédération nationale des directeurs de police municipale (FNDPM), l’Association nationale des cadres de police municipale (ANCPM) et l’Association nationale des cadres territoriaux de la sécurité (ANCTS).
« Fatigue chronique, exposition permanente à la violence, sentiment d’isolement institutionnel : les policiers municipaux font aujourd’hui face à une réalité de terrain de plus en plus exigeante. Intervenant sur des problématiques complexes — troubles à l’ordre public, violences urbaines, gestion de crise, plans communaux de sauvegarde, manifestations d’ampleur ou encore développement des polices pluri-communales — ils sont devenus un pilier incontournable de la sécurité du quotidien », est-il écrit.
Les quatre associations regrettes que le projet de loi ait pour objectif de « moderniser les missions sans reconnaître humainement et socialement ceux qui les exercent ». Les quatre associations souhaitent :
- une reconnaissance statutaire pleine et entière.
- une retraite digne, proportionnée à la pénibilité et aux risques du métier.
- un renforcement de la protection fonctionnelle et juridique des agents.
- des moyens matériels et humains adaptés aux missions.
- une place clairement affirmée de la police municipale dans l’architecture nationale de sécurité.
Pour une Police municipale moderne
.« En s’unissant, la FNPMF, la FNDPM, l’ANCPM et l’ANCTS entendent peser dans le débat parlementaire et trouver des relais au sein de l’Assemblée nationale. Leur ambition est celle d’une police municipale moderne, de proximité, juridiquement claire, bien formée, pleinement complémentaire des forces régaliennes — mais aussi reconnue, protégée et respectée », conclut la lettre ouverte









