Plus que jamais, le drame de Crans-Montana, en Suisse, vient de nous rappeler combien la sécurité est une obligation dans les discothèques. En France, on a l’habitude de voir des « agents d’accueil » à l’entrée des boîtes de nuit ou des médiateurs dans la fils d’attente, sans oublier les « responsables flux » sur les parkings. Mais sans carte professionnelle, sans formation, et sans contrôle du CNAPS, ces personnes ne font pas de la sécurité privée.
Afin d’éviter ce flou et de permettre aux établissements de nuit de s’entourer uniquement de professionnels de la sécurité, la préfecture de Guadeloupe a tranché.
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Une obligation dans les discothèques bientôt généralisée dans toute la France
En Guadeloupe, les discothèques et établissements de nuit sont désormais obligés d’avoir leur propre service de sécurité, avec des agents titulaires d’une carte professionnelle. Cette mesure, issue d’un arrêté préfectoral du 17 octobre 2025, est pour l’instant une exception en France, mais elle pourrait bien s’étendre à tout le pays.
L’article 7.1 de l’arrêté ne souffre d’aucun interprétation : les établissements, qui ont une piste de danse comme exploitation principale, doivent impérativement « justifier d’un service de sécurité interne privé dont les agents sont titulaires d’une carte d’agent de sécurité ou avoir recours à une agence de sécurité privée agréée ».
Pour les contrôles, cette obligation change également la donne. En effet, le CNAPS peut, à présent, sanctionner directement une discothèques qui ne respecte pas l’obligation d’avoir un service de sécurité interne ou qui ne fait pas appel à une société de sécurité privée.
Si la Guadeloupe fait, à ce jour, figure d’exception, cette obligation devrait se généraliser en métropole. Pour le secteur de la sécurité privée, cela représenterait une opportunité de croissance. La France compte des milliers d’établissements de nuit. Cela sous-entend de nombreux postes à pourvoir et d’innombrables contrats à signer.








