Sécurité maritime
Dans la deuxième partie du XIXe siècle, plusieurs structures – ancêtres de la SNSM – ont été créées pour venir en aide aux personnes, sur les côtes de France et en mer. Face à l’essor de la navigation, des stations balnéaires et de la vie touristique, la Société nationale pour la sauvegarde de la vie humaine et le sauvetage des naufragés en mer et sur les côtes a ainsi été créée en 1967, avant de prendre le nom de SNSM : Société nationale de sauvetage en mer. L’association type loi 1901 est aujourd’hui reconnue d’utilité publique depuis un décret du 30 avril 1970.
Des missions multiples au service des personnes
Les missions de la SNSM consistent principalement à porter secours aux personnes et aux embarcations sur le littoral et en mer. « Elle est la seule structure qui dispose des compétences et qualifications nécessaires pour intervenir conjointement depuis la plage jusqu’au large », confirment les responsables de l’association.
Les sauveteurs peuvent intervenir au large ou en surveillance sur la côte, mais agissent aussi en amont, au contact de la population pour sensibiliser au risque et aux dangers de la mer. « Cet engagement se traduit par des interventions directes auprès de l’ensemble des usagers de la mer et par la diffusion régulière de supports de prévention », rapporte l’association. La formation est aussi un levier puissant pour anticiper et adopter les bons gestes. « 745 formateurs bénévoles forment les sauveteurs au Pôle national de formation (PNF) à Saint-Nazaire et dans les 32 centres de formation et d’intervention (CFI) basés partout en France. »
Une singularité française
Comme de nombreuses institutions de la sécurité publique, l’action de la SNSM repose sur l’engagement de 10 000 bénévoles qui œuvrent chaque année pour le sauvetage de nombreuses vies. « En 2024, au travers de 7 488 interventions, les sauveteurs embarqués et les nageurs sauveteurs de la SNSM ont pris en charge plus de 32 000 personnes, du secours jusqu’au soin, en passant par la recherche d’enfants égarés sur les plages », témoignent les responsables de l’association. Par leur engagement et leur longévité, ils participent grandement à assurer la sécurité publique, au service de la population. Avec plusieurs milliers de kilomètres de côte, en métropolitaine et en outre-mer, l’enjeu maritime français est très fort et nécessite des forces nombreuses et équipées pour faire face aux menaces et aux risques de la mer.
Simon DOUAGLIN



