Cybersécurité : des bus européens contrôlables à distance par la Chine

5 janvier 2026 | À la une, Cybersécurité

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Photo : Malgré ces révélations, la Norvège n'envisage pas le boycott des bus chinois.

Cybersécurité : des bus européens contrôlables à distance par la Chine

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Ce n’est pas nouveau, la technologie embarquée dans les véhicules modernes pose des problèmes de cybersécurité. Fin octobre, cette vulnérabilité inquiétante s’est confirmée sur des bus électriques chinois qui roulaient en Europe.

D’après des tests menés à Oslo durant l’été 2025 par la régie des transports Ruter, le constructeur chinois Yutong aurait un accès à distance qui lui permet de stopper ses véhicules ou même de les immobiliser complètement. Logiquement, cette enquête est une source d’inquiétude, surtout dans un pays comme la Norvège où 1 350 bus électriques chinois sont déjà en circulation. 850 sont de la marque Yutong. Au-delà de ce cas précis, la question de notre dépendance grandissante envers les technologies chinoises se pose, au cœur même de nos infrastructures européennes essentielles.

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La Norvège n’envisage pas un boycott des bus chinois

Le fait qu’une puissance étrangère puisse paralyser ces véhicules en cas de conflit ou de tension géopolitique est un problème. Concrètement, cela veut dire que la Chine, par le biais de l’entreprise Yutong, pourrait mettre à l’arrêt les transports en commun d’Oslo du jour au lendemain. Pour faire face à cette situation, Ruter a annoncé une série de mesures. L’opérateur compte développer des pare-feu numériques pour assurer un contrôle local, et va également imposer des règles de sécurité beaucoup plus strictes lors de ses prochains appels d’offres. Et en cas d’urgence, la solution reste simple : il sera toujours possible de déconnecter un bus d’Internet en retirant tout simplement sa carte SIM.

Malgré ces révélations, la Norvège n’envisage pas de boycotter les bus chinois. « Il est probable qu’il y aura d’autres commandes », a même admis Jon-Ivar Nygård, le ministre des Transports norvégien, dans une interview à la télévision nordique NRK, retranscrite par Courrier international. La raison est simple : la Norvège est soumise à des obligations environnementale. Depuis 2025, les nouveaux bus achetés en Norvège doivent être sans émission. Cette mesure a entraîné une hausse des commandes de bus électriques chinois. Seuls les bus touristiques ne sont pas soumis à cette obligation.

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