Devant la ministre, le GES porte un message clair lors des vœux 2026

12 janvier 2026 | Sécurité Privée

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Photo : Abdelhamid Faddeoui, président du GES

Devant la ministre, le GES porte un message clair lors des vœux 2026

par | Sécurité Privée

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, était présente lors des vœux du Groupement des Entreprises de Sécurité (GES). L’événement s’est tenu au Palais Dauphine et a réuni 250 professionnels du secteur.

Abdelhamid Faddeoui, président du GES, en a profité pour souligner que la présence de l’État est un signal politique fort. « Madame la Ministre, votre présence ce soir n’est pas qu’un geste symbolique. C’est un acte de considération, un acte de confiance et un acte politique. Et je veux le dire clairement : notre secteur en avait besoin, et il saura s’en montrer digne », a-t-il expliqué dans un premier temps. « Nous ouvrons 2026 avec une certitude : notre secteur a gagné en maturité. Cette maturité nous engage à comprendre avant d’agir, à ajuster avant de décider et à ordonner avant de transformer. Nous avons démontré que nous pouvions avancer ensemble, avec un objectif clair : l’intérêt supérieur de la profession et, au-delà, la sécurité de nos concitoyens ».

Le président du GES en a profité pour rappeler également la réalité des professionnels de la sécurité privée. « Notre secteur reste fragilisé : fragilisé par une économie sous tension, fragilisé par des marges qui s’érodent, fragilisé par des prix qui ne reflètent plus la réalité de nos missions. Soyons clairs : la sécurité privée ne peut plus être la variable d’ajustement de politiques budgétaires déconnectées du réel ».

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Les priorités du GES pour 2026

Le message porté par le GES était très clair :

  • La garantie financière

Elle est indispensable pour filtrer les entreprises peu sérieuses et s’assurer que le service continue, quoi qu’il arrive.

  • La sous-traitance :

Il faut absolument mettre un frein à la sous-traitance en cascade. À force de déléguer, le GES estime que la qualité n’est plus une priorité et plus personne n’est vraiment responsable.

  • Sécurité Incendie :

Pour le GES, Il est temps d’arrêter avec les complications administratives. Au lieu de prévenir les risques, elles en créent de nouveaux, ce qui est un comble

  • Innovation :

Les caméras piétons, l’IA… Ces technologies arrivent à grands pas. Le GES veut les intégrer intelligemment, pas juste les voir être imposées.

« Nous avons également rappelé l’objectif du Livre blanc publié il y a un an. Il pose les conditions économiques indispensables à toute évolution du périmètre des missions. Les pistes qu’il propose visent à anticiper les besoins futurs, pas à créer des urgences demain. Depuis un an, aucune réunion n’a été organisée. Voilà un silence difficile à comprendre. Nous sommes prêts à reprendre le travail, avec méthode, sérieux et loyauté », conclut Abdelhamid Faddeoui.

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