Données personnelles : +2,6 milliards de fuites en 2025

5 février 2026 | Sécurité générale

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Données personnelles : +2,6 milliards de fuites en 2025

par | Sécurité générale

Les chiffres de l’année 2025 viennent de sortir et s’annoncent plutôt négatifs, avec une progression de +23% de nouvelles données fuitées identifiées sur l’année. Avec le développement des outils numériques, les fuites de données personnelles deviennent progressivement une part importante de la sécurité des organisations – telles que les entreprises ou les administrations - et de la sécurité publique. L’entreprise spécialisée en cybersécurité, Anozr Way, vient de rendre son rapport portant sur les fuites de données en 2025, quelles conséquences pour la sécurité publique ?

Une progression de la menace

Le délai moyen entre la revendication d’une fuite soumise à paiement par les hackeurs et la divulgation ouverte et gratuite des données sur internet est de 10 mois et 17 jours quant au nombre d’identifiants, au niveau mondial, échangé sur le dark web, il est de 11 millions par heure. Parmi les bases de données identifiées en 2025 en circulation sur le marché des cybercriminels, plus de 100 contiennent des adresses postales françaises. Au total, ce sont 2,621 649 979 milliards de nouvelles données personnelles fuitées identifiées en 2025.

Le constat est clair, les chiffres sont alarmants et s’expliquent par une numérisation toujours plus grande des services : les entreprises et les administrations collectent les données personnelles et, puisque le risque zéro n’existe pas, une part non-négligeable finit aspirée par des cybercriminels. Pôle emploi a justement reçu une amende de 5 millions d’euros de la part de la CNIL en janvier 2026 pour des manquements dans la gestion des données personnelles.

Ouverture de la faille

La fuite de données ne représente pas le seul problème puisque cette fuite de données alimente un cercle vicieux : les attaquants se servent de ces données personnelles pour organiser des arnaques ou faire de l’ingénierie sociale. « Les conséquences sont bien réelles et dépassent largement le cadre numérique : pertes financières, atteinte à la réputation, pressions sur les individus, voire risques physiques. Les fuites de données ne servent d’ailleurs pas uniquement à la fraude, elles peuvent également être exploitées à des fins d’ingérence et d’influence », soulignent les auteurs du rapport. Ainsi, la seule donnée personnelle peut avoir des conséquences sur la sécurité de l’ensemble des organisations.

 

Quelles sont les tendances pour 2026 ?

Puisque le crime dans le domaine du cyber semble payer, au regard des chiffres de l’année 2025, on risque de voir arriver de nouveaux acteurs – hackeurs et cybercriminels – sur le marché de la cyber, accentuant ainsi la menace pour l’année 2026 avec de nouvelles méthodes et de nouveaux procédés.

Les experts de la cyber évoquent l’arrivée potentielle de moteurs de recherche illégaux et payants, alimentés par des fuites de données personnelles. « En parallèle, la disponibilité d’autant d’adresses physiques (80 millions rien qu’en 2025, en France, partagées gratuitement) va encourager la menace hybride : atteinte numérique couplée d’une atteinte physique. Par exemple : fraude au coursier, cambriolage, intimidation. » Cette menace est déjà mise à exécution à en croire le nombre d’intrusions et de violences commise à l’encontre de porteurs de portefeuilles de crypto-monnaies en France ces derniers mois. Il faut donc le rappeler : la menace cyber représente une part importante de l’insécurité actuelle en France et la fuite de données accentue le risque.

Pour consulter le rapport complet : https://anozrway.com/fr/blog/fuites-de-donnees-en-2025/

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