Une simple antenne parabolique, repérée dans un Airbnb de la région bordelaise, a mis la puce à l’oreille des services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Puis, tout s’est accéléré : quatre interpellations ont eu lieu. Parmi eux figurent deux ressortissants chinois, un ingénieur et un commercial, soupçonnés d’avoir manœuvré ce dispositif technique. Selon Le Parisien, ils ont été présentés à un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris, les deux hommes ont été placés en détention provisoire. Ils sont suspectés d’avoir œuvré pour le compte de Pékin. Des échanges sur leurs téléphones portables accréditent cette piste d’un espionnage au bénéfice de la Chine.
La DGSI analyse le matériel saisi et la fameuse parabole
Les renseignements français analysent tout le matériel saisi. Les ordinateurs, les disques durs et la fameuse parabole sont passés au peigne fin. L’enquête cherche maintenant à remonter la piste de cet équipement pour identifier d’éventuels complices, que ce soit en France ou ailleurs. Pour le renseignement français, les retombées de cette affaire pourraient être énormes.
Cette affaire d’espionnage présumé éclate dans un climat international déjà très tendu, entre rivalités stratégiques et accusations d’ingérence permanentes. Elle illustre bien l’évolution des méthodes : l’utilisation désormais des couvertures civiles ou de simples locations anonymes pour monter des opérations en toute discrétion. Face à ces menaces d’un nouveau genre, les services français sont plus que jamais sur le qui-vive. L’enquête se poursuit dans le secret le plus total.
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