Les messageries chiffrées intéressent les parlementaires

30 janvier 2026 | À la une, Renseignement

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Photo : Les applications cryptées.

Les messageries chiffrées intéressent les parlementaires

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La délégation parlementaire au renseignement (DPR) présentera donc ses recommandations au gouvernement au sujet des messageries chiffrées.

Les messageries chiffrées sont devenues à la mode, ce qui complique la tâche des services de renseignement. Ils sont désormais obligés d’avoir recours à des techniques de plus en plus intrusives. La délégation parlementaire au renseignement (DPR) présentera donc ses recommandations au gouvernement sur le sujet ce printemps. « La DPR se penchera plus particulièrement sur la problématique des messageries chiffrées au regard de la politique publique du renseignement. (…) Elle publiera des recommandations en la matière au printemps 2026″, précise un communiqué.

Les messageries chiffrées donnent de plus en plus de fil à retordre aux services de renseignement, qui doivent sans cesse adapter leurs méthodes d’interception. En 2024, ils ont eu « un recours de plus en plus fréquent aux techniques les plus intrusives », à l’image du recueil de données informatiques, comme le relevait la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), fin juin. Chargée de les contrôler, elle relève une utilisation en forte hausse ces dernières années : +27% en 2025, un chiffre qui a doublé en cinq ans.

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Les messageries chiffrées méritent « une très grande attention »

Cette tendance « mérite une très grande attention », avait alerté son président Vincent Mazauric, qui y voit le « reflet de la baisse de l’efficacité des interceptions de sécurité », les écoutes téléphoniques classiques, qui restent toutefois majoritaires, et de l’utilisation croissante des services de messagerie chiffrée par les personnes surveillées.

Le DPR souhaite également « évaluer la mise en œuvre des techniques de renseignement, notamment la technique dite de l’algorithme, et les perspectives d’évolution en la matière ».

Les algorithmes permettent d’analyser automatiquement les données de connexion pour y repérer des menaces, mais pour le moment, leur utilisation est réservée uniquement à la lutte antiterroriste.

Composée de quatre sénateurs et quatre députés, la DPR travaillera sur l’entrisme islamique. Aussi, « dans la perspective des échéances électorales de l’année 2027, (elle) évaluera les moyens de lutte contre les ingérences étrangères et toutes les formes de déstabilisation du processus électoral ».

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