Dans un contexte tendu avec les Etats-Unis au sujet du Groenland, les services secrets viennent de faire une surprenante demande aux autorités et aux forces de l’ordre.
Au Danemark, les services de renseignement ont demandé à leurs agents de ne plus utiliser d’écouteurs Bluetooth pendant leur service, allant même jusqu’à citer spécifiquement les AirPods dans leur directive.
Consigne de désactiver le Bluetooth
Comme l’explique le quotidien danois Ingeniøren, les services secrets danois se méfient du Bluetooth. Pour les experts du renseignement, le moindre signal radio qui s’échappe de l’appareil d’un officiel est une balise potentielle pour une puissance étrangère. À Copenhague, dans les couloirs des ministères, cette crainte est devenue bien réelle. On redoute que le Bluetooth puisse servir de porte dérobée pour intercepter des conversations confidentielles ou aspirer des données de localisation, ce qui permettrait de pister les hauts fonctionnaires en temps réel.
Chaque appareil connecté est une porte d’entrée potentielle pour un pirate. Cela augmente ce que les experts appellent la « surface d’attaque ». Et même si un appareil est configuré pour être invisible, une personne malintentionnée à proximité peut toujours exploiter certaines failles pour forcer une connexion ou intercepter des données.
La prise de contrôle à distance est une autre grande crainte. Des failles de sécurité critiques ont d’ailleurs récemment permis de pirater en partie une puce Bluetooth, sans que la victime ne se rende compte ou bien n’ait à cliquer sur quoi que ce soit. Et puis, il y a la question de ce maillage permanent des appareils. Le réseau « Localiser » d’Apple, par exemple, se base sur le Bluetooth afin que tous les appareils communiquent entre eux en permanence, en arrière-plan. Pour les autorités danoises, un tel réseau pourrait tout à fait dériver en outil de surveillance.








